Le V-label sur un produit végane

Le V-Label

Les Français en demande de végétal

Avec 5% de végétariens (CHD Expert, 2016; Ifop-Lesieur 2017) et 34% de flexitariens (Kantar Worldpanel, 2016) au sein de la population française, la consommation végétale est en plein boom. Celle-ci est, de plus, tirée par la jeune génération puisque 11% des 16-25 ans sont végétariens (Diplomeo, 2017), et que 18% des 25-49 ans envisagent de le devenir (Opinion Way, octobre 2017).
56% des Français auraient déjà réduit leur consommation de viande ces-dernières années (Mediaprism, 2015).
Dans ce contexte, l’alimentation végétarienne est devenue une pratique à part entière. Les produits végétariens et / ou véganes sont de fait consommés par tous : intolérants au lactose, curieux, consommateurs – de plus en plus nombreux – soucieux du bien-être animal (voir l’étude Eurobaromètre, 2015 ou l’étude FOOD 360 de Kantar TNS, 2016), de la protection de l’environnement (Sondage YouGov, 2015) ou de leur propre santé, omnivores en quête de saveurs nouvelles… Ainsi, aujourd’hui, 1 Français sur 2 consomme occasionnellement végétarien, et 1 Français sur 5 consomme occasionnellement végane (CHD Expert, 2016).

5% de végétariens
34% de flexitariens

Une restructuration profonde du marché agro-alimentaire

Magasins diététiques et biologiques, commerces spécialisés sur Paris et en région, enseignes de grande distribution… Les produits végétaux sont partout, au point que Xerfi France (2017) évoque un « nouvel eldorado de l’alimentaire« . A titre d’exemple, avec 46% de croissance entre 2012 et 2015, Sojami a figuré parmi les 500 entreprises au chiffre d’affaire ayant connu la plus forte croissance sur la période – c’est même la 3ème industrie agroalimentaire du classement – (Palmarès Les Echos, 2017).

Les produits végétariens et véganes donnent l’occasion aux producteurs et aux distributeurs de renouveler leur offre. En effet, pour Dominique Seux (France Inter, février 2018) :

« Seules des PME qui font du bio, du végane, du sans gluten, de la haute qualité tirent le marché de l’agroalimentaire »

Aux côtés des spécialistes tels que Bjorg ou Sojasun, on ne compte plus les distributeurs qui développent leurs propres gammes végétales de desserts, de boissons et de simili-carnés, tirant la demande en protéines végétales vers le haut. Étiquetés « veggie », « vegan », « végétarien », ces produits élargissent la marge de choix de la clientèle végétarienne et végane et donnent la possibilité aux omnivores de découvrir des saveurs nouvelles.

Le V-Label, gage de visibilité et de transparence

Dans ce contexte d’expansion de la demande et d’élargissement des gammes d’aliments végétaux, il est important pour les consommateurs de pouvoir être informés clairement et en toute transparence sur leurs achats alimentaires. Il n’existe pas, au niveau européen, de définition arrêtée des termes « végétarien » et « végane » pour l’industrie agro-alimentaire, ce qui peut conduire à des étiquetages incorrects et à une confusion générale. En outre, lire la liste des ingrédients est très rarement suffisant pour attester de la qualité végétarienne ou végane d’un produit :

  • le grand public n’est pas forcément familier du code des additifs : E120, E471, E920…
  • l’origine animale ou végétale des additifs n’est pas toujours précisée
  • les méthodes de production et de transformation des ingrédients n’y est pas évoquée

Bio à la Une (2017) recommande d’ailleurs de ne pas s’arrêter aux seules allégations présentes sur les emballages, et de privilégier le V-Label en priorité.
Le V-Label facilite l’identification de produits végétariens et véganes. Au travers d’une étude approfondie des ingrédients, des méthodes de production des produits certifiés ou destinés à être certifiés, et d’audits externes, l’Association végétarienne de France (AVF) attribue le V-Label en toute indépendance à des entreprises qui décident de s’en remettre à elle pour plus de crédibilité et de visibilité. Vous pouvez consulter l’ensemble des critères de labellisation ici.

Présentation en vidéo par le responsable du V-Label et des relations avec les entreprises, Jean-Benoît Robert :

L’Association végétarienne de France : pour un accompagnement individuel et collectif vers une alimentation végétale

L’AVF est l’unique organisme autorisé à délivrer le V-Label en France.
Principale structure française promouvant et accompagnant la transition vers une alimentation végétale, elle s’adresse à la fois aux individus, aux entreprises, aux collectivités et aux institutions. Au travers du V-Label, elle contribue à valoriser l’offre végétale dans les réseaux de distribution et accompagne les entreprises demandeuses dans leur démarche de végétalisation de leur offre. Elle a ainsi déjà collaboré avec Biocoop, Carrefour, la SNCF, mais aussi soutenu des projets modestes comme la pâte à tartiner Veganuts.
Le travail de sensibilisation de la société à l’alimentation végétale de l’AVF passe également par la synthèse et la diffusion d’informations sur le végéta*isme, l’accompagnement du grand public (1. 2. 3. VEGGIE !, Défi Veggie, RDVs conviviaux, etc.) , la formation des professionnels de la restauration collective, et enfin, une action de plaidoyer auprès des acteurs politiques.