Alternatives véganes aux porduits laitiers au rayon frais

Alternatives végétales aux produits laitiers : une percée partie pour durer

par L'équipe du V-Label, le 24 mai 2018

Les boissons végétales pèsent ainsi aujourd’hui pour 7,5% du marché du lait (en valeur) (Nielsen, 2017).

Rédigé par Clémence Landeau

Le soja conquiert les cœurs

16%. Entre 2014 et 2015, les ventes de desserts à base de soja ont bondi en France de 16%, d’après l’Institut Nielsen1. Depuis 2014, la courbe des ventes en volume de ces produits connaît d’ailleurs une croissance ininterrompue. L’intérêt est vif du côté du grand public, se manifestant notamment par le développement de la base d’acheteurs de desserts à base de soja : en 2017, 16,3% des consommateurs français en ont acheté -soit 4,7 points de plus qu’en 2014. L’appétit croissant de la société française pour les produits à base de soja ne s’exprime pas seulement au rayon desserts : fromages et boissons végétales, préparations au tofu sont aussi de plus en plus appréciées. Un appétit qui a permis à Sojami de figurer parmi les « Champions de la croissance 2017 » pour Les Echos. Avec un chiffre d’affaire ayant bondi de 46% entre 2012 et 2015, l’entreprise prend même la troisième place des industries agro-alimentaires classées par le quotidien2. Le marché, jusqu’alors largement dominé par la marque transversale Sojasun – présente dans 15% des foyers3 – se trouve aujourd’hui stimulé par le foisonnement et la modernisation de l’offre. Cette-dernière se nourrit des innovations de Saint Hubert, Bjorg, Alpro, ou encore des marques de distributeurs sur cette niche.

 

Une offre végétale qui se diversifie

Malgré les préjugés et controverses qui persistent sur le soja [voir notamment ici], le marché des alternatives végétales aux produits laitiers se porte ainsi très bien. Il se trouve d’ailleurs tiré, non seulement par l’offre de produits à base de soja, mais aussi par l’introduction récente d’innovations alimentaires qui valorisent d’autres ingrédients de base, tels le riz, l’amande, la noix de coco ou encore l’aquafaba. Le lupin, le chanvre, le sarrasin peuvent également être valorisés et permettre aux consommateurs de manger végétal et diversifié. Avec 132 millions d’euros de vente en 2017, les boissons végétales pèsent ainsi aujourd’hui pour 7,5% du marché du lait (en valeur)4. Les alternatives au fromage ne sont pas en reste non plus : La petite Frawmagerie, Jay and Joy, Les nouveaux affineurs et bien d’autres comblent peu à peu le « vide » qui pouvait se faire sentir dans le rayon crémerie.

Se trouvent donc aujourd’hui au rayon frais les fondations d’une offre végétale gourmande et accessible à tous, dont il s’agit désormais d’étendre la distribution mais aussi d’imaginer des variations originales et modernes. Un pari par exemple gagné par la marque allemande LUVE, forte de ses yaourts goût mangue ou stracciatella, de ses glaces décadentes, ou encore de ses tartinables et de ses boissons.

 

[Crédits photo: NeONBRAND, Unplash]

  1. Nielsen, « Les Français en quête de naturel », M.A.D.E. Paris 2018
  2. Le Manager de l’alimentaire, n°282 (24 février – 9 mars 2017).
  3. Le Manager de l’Alimentaire, n°273, 30 septembre-13 octobre 2016.
  4. Nielsen, « Les Français en quête de naturel », M.A.D.E. Paris 2018